La Chambre de commerce queer canadienne affirme que Calgary est rapidement devenue une destination de choix pour les entrepreneurs LGBTQ+, et qu'un récent discours du maire Jeromy Farkas a « donné un second souffle » à cette croissance.
Le regroupement national a tenu jeudi un gala à Calgary pour souligner le travail de leaders d'affaires locaux. L'organisation a décrit ce qu'elle perçoit comme un regain d'élan au sein de la communauté d'affaires queer de la ville.
Jarom Moriyama-Bondar, membre du conseil d'administration de la chambre pour l'Alberta, affirme qu'il y avait peu de représentation LGBTQ+ dans le milieu des affaires de Calgary lorsqu'il a commencé sa carrière, il y a 15 ans. Il est aussi cofondateur de Pride In Business, un organisme local qui vise à mettre en relation les professionnels et les entrepreneurs 2SLGBTQ+ de la ville.
« (Pride In Business) est vraiment né de quelques amis et moi, qui pensions qu'il fallait plus de visibilité et de représentation », a-t-il dit.
M. Moriyama-Bondar affirme que le soutien envers la communauté queer a beaucoup changé en 15 ans, et que les leaders d'affaires et les responsables politiques qui appuient la communauté font une grande différence.
En octobre, M. Farkas a pris la parole au rassemblement Forever Canadian et a livré un message à la communauté queer de Calgary. Il a dit avoir été l'un des enfants queers qui ont grandi en Alberta, et a dit aux jeunes qu'ils ont leur place dans la ville, qu'ils y sont les bienvenus et aimés, et qu'ils ont un avenir au pays.
M. Moriyama-Bondar affirme que le fait d'avoir un maire ouvertement LGBTQ+ est « vraiment important ». Selon lui, la communauté voit rarement ce genre de soutien public.
Spencer Schmick, qui a ouvert la boutique de vêtements pour hommes Stuff, dans le quartier Beltline, en 2016, dit qu'il ne cible pas particulièrement la communauté LGBTQ+ dans sa mise en marché, mais qu'il n'a jamais cherché à s'en cacher. Il affirme que le soutien a évolué depuis l'ouverture et qu'il n'a pas fait face à beaucoup d'opposition. Il estime que sa clientèle gaie représente de 15 à 20 % des ventes.
Jonathan Kane, propriétaire du salon de thé Naked Leaf, à Kensington, affirme qu'il y a eu quelques cas d'opposition liés au soutien du commerce envers la communauté queer. Un client qui avait goûté au thé a dit à un employé, à l'extérieur du commerce, qu'il n'appuyait pas les commerces affichant un autocollant « Everyone's welcome ». M. Kane indique qu'une publicité sur les réseaux sociaux, qu'il qualifie de « osée », a fait perdre environ 80 abonnés au commerce en une journée.
M. Kane affirme que de tels cas sont rares et qualifie Calgary de « lieu plutôt sûr pour être propriétaire d'entreprise queer ». Il ajoute que la visibilité est importante, particulièrement dans le contexte du gouvernement provincial actuel.
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